Motardailleurs’s Blog

Motard au quotidien (tant pis).

Juste pour sourire.

Juste Pour rire

Merci Vince !

26 mars 2009 Posté par motardailleurs | Récits de stands. | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

CBR 900 RR Fireblade 99′

Etat d'origine

Curieuse histoire que celle de cette machine. Achetée aux enchères publiques, je n’ai connu son histoire par la fourrière qu’en allant la chercher. Un motard, au 24h du mans. Un contrôle routier, sur l’autoroute. Il refuse

Les restes retrouvés dans le carter

de s’y soumettre. Il mets en déroute deux unités de police en moto, “force” un autre barrage. Au 3ème … Un (des ? ) flic(s) font feu sur lui. No comment.  Il avait bcp d’alcool dans le sang en plus du reste, il prend 1 an ferme. Pas de blessure, à priori.

Une pensée pour sa vie de motard.

L’histoire était connue du type de la fourrière… Parceque les flics sont venus, 2 semaine1er Carton des flicss aprés, pour admirer le carton.

Bien entendu, je n’ai eu que sa version.

Un trou dans le carter d'alternateur ...

26 mars 2009 Posté par motardailleurs | Récits de stands. | , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Tout ça pour ça …

- « Qu’est-ce que ça peut vous foutre ? … Monsieur. »

Le nez, c’est l’excroissance bizarre percée de deux trous, qu’on porte tous au beau milieu de la gueule.

C’est agréable à observer, quelques traits délicats esquissés sur le visage d’une belle femme.Ca fait marrer, couvert d’acnée, chez les ados qui ont déjà tant de vérités universelles à clamer, mais la voix qui déraille encore trop pour être pris au sérieux.

Protubérant et à tendance écarlate, ca doit être un signe de reconnaissance, chez les flics en fin de (glorieuse) carrière.

Lui, y’a pas de doute, il en est. Les verres de rouge à haute dose, allez savoir pourquoi, ça finit toujours par déteindre à cet endroit. Et le nez aurait suffit à faire de lui une caricature, mais ce carrieriste, sans doute perfectionniste dans l’âme, s’est bardé de tous les atours dévolus à sa fonction : regard livide de coker repus, épaules en dedans, mais qui se voudraient portées plus haut que la tête. Crâne dégarni avant d’être grisonnant. Aboiements rauques, voix de ventre, consonnes appuyées, avec hausse automatique du volume lors de la prononciation des mots de plus de deux syllabes. Recherche automatique du terme « le plus compliqué » avec le ton « le plus affirmatif » dans la phrase « la plus longue » avec « le plus de causalité possible ». Parce que la chasse au superlatif, c’est un combat de tous les instants. Et si vous trouvez que j’en fais une généralité, je suis encore petit joueur face à celles qu’il a à me pondre.

Comment voulez-vous que je ressente du respect pour le bonhomme ? Même si je lui en inspire manifestement encore moins, avec mon jean plein d’huile, mon casque crade, mes mains desquelles j’ai pas réussi à completement chasser le camboui ….L’un est le con de l’autre et réciproquement, aprés tout.

Ah ouais, mais la différence, c’est que je casse les couilles à personne, en fait, c’est ça ! Il est loin, le temps où on pouvait respecter naturellement les flics, comme des fonctionnaires qui avaient fait don de leur personne pour protéger leurs concitoyens… Tellement loin que je l’ai pas connu !

Y’a peut-être pas de sots métiers, mais tout me porte à croire que certaines catégories de sottes gens se réunissent dans certains boulots…

Vous savez ce qui me vaut l’honneur de me retrouver face à ce connard, sous son autorité, à supporter sa morale à deux ronds dans son bureau ? Est-ce que j’ai tué quelqu’un ? Battu des enfants ? Agressé quiconque, en actes ou seulement en paroles ? Non, cherchez encore, c’est pire que ça. J’ai volé, alors ! Peut-être le sac à main d’une petite vieille, peut-être une bagnole … ou braqué un magasin … On y est !

Bah non. Le seul fait qui justifie que je sois là, c’est que je refuse de donner un nom, ou au moins un signalement. Vous commencez à comprendre : j’ai été témoin d’un meutre ! Ou peut-être juste d’un vol avec violence, laissez-moi me souvenir …

- « Ce que ça peut me foutre ? Ce que CA PEUT ME FOUTRE ? »

Sa main (assortie à son nez) vient de s’abattre sur son bureau, à plat. Je suis donc obligé de réévaluer rapidement le primate qui s’excite tout seul depuis tout à l’heure. Il n’est pas seulement fier à crever d’être celui qui pose les questions, il a aussi un tel charisme qu’il peut gifler les tables sans qu’elles rétorquent. Et encore, à bien l’observer, je suis sûr que son autorité s’étend bien plus loin, à toute forme de mobilier. Peut-être même les armoires normandes… Tout de suite, ça calme !

Bon c’est dur de s’empêcher de sourire. J’aurais voulu lui dire que ça ne remettait nullement en cause son autorité, mais c’est déjà trop d’effort que de comprimer dans les tripes le rire qui ne demande qu’à sortir.

- «  Mon boulot, c’est d’attraper les petits cons qui se croient au-dessus des lois, voilà ce que ça peut me foutre ! Et les connards comme toi qui les protégent valent pas mieux ! »

Ah bah voilà, il en a mis du temps ! Parce que la haute distinction qu’il porte au milieu de la gueule, c’est bien beau mais faut la justifier! Sans quoi, on a vite fait de le faire passer de « vieux flic méritant qui n’a jamais manqué ses quotas » à « une retraite de fonctionnaire pour la fortune du PMU » … Comme quoi l’image, ça tient à rien !

- « Tu sais combien de motards se tuent en France chaque année parcequ’ils roulent comme des cons ? »

Nous y voilà ! C’est pour ça que j’ai le droit à ce sketch ! J’ai été convoqué, façon « ici, les délinquants, on les mate », et ça doit bien faire quarante minutes que je suis là, pour balancer qui était le conducteur de ma moto à cet instant. Ce fou dangereux qui a fait un excès de vitesse de …. 27 km/h, sur cette autoroute à 3 voies déserte, à 2h27 un mardi matin !

- « Moins que d’obèses d’un infractus…. Monsieur. Et m’emmerdez pas avec vos conneries de statistiques. Je peux balancer tous les amis que j’ai déjà vu en train de bouffer plus que de raison, si vous voulez. Il est génial, votre job. »

C’est plus fort que moi. Traitez-moi de connard, d’inconscient, de pauv’mec, ça me fait marrer et je vous donnerai raison : j’ai pas la prétention d’être autre chose que tout ça. Mais si vous voulez me foutre en rogne, venez me pondre des argumentaires à base de statistiques. Je deviens mauvais, et argneux, en plus d’être con.

- « T’es un petit malin toi …Allez, va signer et casse-toi, et viens pas chialer le jour où les collègues te prendont ton permis, et oub… »

- « Aurevoir, Monsieur ».

La table a repris une claque. Le gardien de la paix qui a pris ma déposition, « [...] déclaré les faits suivants : je déclare que je n’était pas le conducteur du véhicule au moment de l’infraction, et j’ignore je refuse de divulguer l’identité du contrevenant[...] » avait pas plus de vingt ans, au jugé. Il se voulait « gentil », je crois, plein d’une discrète sollicitude. L’autre est passé plusieurs fois devant le bureau, le pas lourd, en soulignant son passage à grand coup de soupirs agacés.

J’y pense et j’oublie pas.

Je prône le silence, et je suis le premier à trouver intolérable les machines bruyantes qui cassent les oreilles à tout le monde. J’ai à coeur de ne jamais mettre personne en danger – à part peut-être moi-même, mais ça me regarde. Si d’aventure je passe à coté d’une école aux alentours de 16h30, j’ai pas besoin d’un panneau ou d’un flic pour comprendre que 30 km/h, c’est encore trop pour pas être dangereux pour les autres…. Ou qu’à me trainer et m’emmerder à 160 km/h sur une autoroute déserte, je ne mets personne en danger. Ou moi-même, qu’est-ce que ça peut vous foutre ?

Je ne suis pas anarchiste, la politique et la philosophie, je laisse ça à ceux à qui ça parle. Je revendique rien que ma foutue liberté de me servir de ma putain de cervelle pour décider où sont les limites. J’accepte les sentances si je fais erreur, et je prends mes responsabilités. Mais bordel, qu’est-ce que ça a de si délirant que personne n’entende ? « … sont prêts à déchaîner une rage terrible pour pas qu’on leur enlève leurs chaînes »

Je vous emmerde !

Fallait que ça sorte. Le propos est bateau, débile, mais fallait.

Bientôt, on va me coller une amende si on me surprend à lever les yeux au ciel pour regarder les étoiles. Parce que je risque un torticoli. Et si je rétorque que ça me regarde, on me répondra avec des statistiques, ce que coûtent à la sécu les gens qui passent trop de temps la tête en l’air.

Je vous emmerde.

26 mars 2009 Posté par motardailleurs | Récits de stands. | , , , , , , , | Pas encore de commentaires